Ce n’est pas tant des évènements que j’ai curiosité, que de moi-même. Tel se croit capable de tout, qui, devant que d’agir, recule… Qu’il y a loin, entre l’imagination et le fait ! … Et pas plus le droit de reprendre son coup qu’aux échecs. Bah ! qui prévoirait tous les risques, le jeu perdrait tout intérêt ! … — André Gide, Les caves du Vatican
Ce n’est pas tant des évènements que j’ai curiosité, que de moi-même. Tel se croit capable de tout, qui, devant que d’agir, recule… Qu’il y a loin, entre l’imagination et le fait ! … Et pas plus le droit de reprendre son coup qu’aux échecs. Bah ! qui prévoirait tous les risques, le jeu perdrait tout intérêt ! …
Auteur : Jean-François Pocentek Première publication : 2007 Genre : Roman
Quatrième de couverture :
Parfois, il n’en faut pas plus. Juste ça. Un qui n’est pas comme les autres, et une sourde haine dans l’ennui des saisons répétées. Dans un silence de canal d’hiver, ils sont arrivés lentement, avec de l’alcool dans la bouche, du rire dans les dents et du froid dans la tête. Ils l’ont pris sous les bras, l’ont amené au milieu de la pièce, et là, sur le plancher, il lui ont cloué les pieds.
Heureusement le livre n’est pas aussi noir que sa quatrième de couverture qui en est pourtant un extrait. Cependant il s’agit bien d’un livre assez sombre, où il ne se passe rien, si ce n’est l’amitié partagée sur les bords d’un canal que l’on imagine vert-glauque. Mais cela suffit pour faire un livre, pas très gai bien-sûr, mais très agréable à lire.
Mon édition : Editions Lettres Vives, 2007. Lu en : 08/2010
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt Première publication : 2007 Genre : Nouvelles
Pour guérir d’une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende. Sa logeuse, une vieille dame solitaire et mystérieuse, Emma Van A., se confie peu à peu à lui et, un soir, finit par lui avouer un grand secret : une étrange et incroyable passion amoureuse. Fiction ou réalité ? Cinq histoires – « La rêveuse d’Ostende », « Crime parfait », « La guérison », « Les mauvaises lectures », « La femme au bouquet » – où Eric-Emmanuel Schmitt montre le pouvoir de l’imagination dans nos existences.
Pour guérir d’une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende. Sa logeuse, une vieille dame solitaire et mystérieuse, Emma Van A., se confie peu à peu à lui et, un soir, finit par lui avouer un grand secret : une étrange et incroyable passion amoureuse. Fiction ou réalité ?
Cinq histoires – « La rêveuse d’Ostende », « Crime parfait », « La guérison », « Les mauvaises lectures », « La femme au bouquet » – où Eric-Emmanuel Schmitt montre le pouvoir de l’imagination dans nos existences.
Je n’avais jamais lu de livre d’Eric-Emmanuel Schmitt et étais curieuse d’essayer. Et a eu la très judicieuse idée de m’envoyer ce livre dans le cadre du swap « Nos régions ont du talent ». Et j’ai aimé.
Mon édition : Le Livre de poche n° 31656, 2010 – 246 p. Lu en : 08/2010
Auteur : Tom Perrotta Titre original : The Abstinence Teacher Langue originale : Anglais Pays : Etats-Unis Traduction : Madeleine Nasalik Première publication : 2007 Genre : Roman
Première phrase : Le jour de la rentrée, Ruth Ramsey, professeur d’éducation sexuelle, se pavanait en minijupe jaune citron, top noir ultramoulant et sandalettes à talons hauts. Dernière phrase : – Reste autant que tu veux, Tim.
Exercer le métier de professeur d’éducation sexuelle dans la ville de Stonewood Heights relève du sacerdoce. La très traditionaliste Église du Tabernacle ne tolère aucune entorse à la morale. Ruth Ramsey, divorcée et mère de deux filles, se voit donc obligée de revoir ses méthodes pédagogiques quelque peu… originales. Heureusement, Ruth n’a pas dit son dernier mot !
Mon édition : Points n° P2136, 2009 – 403 p. Lu en : 08/2010
Auteur : Florence Noiville Première publication : 2007 Genre : Roman
Première phrase : Nous sommes tous des orphelins. Dernière phrase : Le 3 novembre 2005, vers dix-huit heures trente, ma mère s’est jetée de la tourelle.
« Certains revoient leur vie défiler à l’approche de la mort. D’autres dans un cabinet d’analyste. Brusquement, c’est dans une étude de notaire que j’ai cru tout comprendre. » Ce roman est l’histoire d’une donation entre vifs - entre écorchés vifs, même -, qui ne se termine pas du tout comme prévu. Car cette transmission ne concerne pas seulement des biens matériels. Elle met en jeu un patrimoine intérieur. Un secret de famille, enfoui, douloureux. Les maladies héréditaires de l’âme ne sont pas exonérées de droits de succession…
« Certains revoient leur vie défiler à l’approche de la mort. D’autres dans un cabinet d’analyste. Brusquement, c’est dans une étude de notaire que j’ai cru tout comprendre. »
Ce roman est l’histoire d’une donation entre vifs - entre écorchés vifs, même -, qui ne se termine pas du tout comme prévu. Car cette transmission ne concerne pas seulement des biens matériels. Elle met en jeu un patrimoine intérieur. Un secret de famille, enfoui, douloureux. Les maladies héréditaires de l’âme ne sont pas exonérées de droits de succession…
Mon édition : Le Livre de Poche n° 31460, 2009 – 119 p. Lu en : 06/2010
Auteur : Alice Munro Langue originale : Anglais Pays : Canada Traduction : Jacqueline Huet, Jean- Pierre Carasso Première publication : 2007 Genre : Nouvelles
Elles fuguent. S’échappent. S’en vont voir ailleurs. Elles : des femmes comme les autres. Par usure ou par hasard, un beau matin, elles quittent le domicile familial ou conjugal, sans se retourner. En huit nouvelles, Alice Munro met en scène ces vies bouleversées. Avec légèreté, avec férocité, elle traque les marques laissées par le temps et les occasions perdues.
Ce livre m’a été offert par Mrs Pepys m’a offert dans le cadre du swap « Grandes romancières anglophones« . Je ne connaissais pas du tout cette auteur canadienne. Mrs Pepys a donc eu une riche idée en m’offrant ce livre car j’ai beaucoup apprécié cette lecture et me replongerai volontiers dans un roman d’Alice Munro.
Mon édition : Points n° P2205, 2009 – 382 p. Lu en : 06/2010
Auteur : Stieg Larsson Titre original : Flickan som lekte med elden Langue originale : Suédois Pays : Suède Traduction : Lena Grumbach et Marc de Gouvenain Première publication : 2007 Genre : Roman
Première phrase : On évalue à six cent le nombre de femmes soldats qui combattirent pendant la guerre de Sécession. Dernière phrase : Elle ouvrit la porte et l'admit à nouveau dans sa vie.
Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série rapidement devenue culte. Le lecteur du deuxième tome l'espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n'est pas morte. Ce n'est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l'hôpital, dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle… Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent. Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente.
Mon édition : Actes Sud – Actes noirs, 2009 – 711 p. Lu en : 11/2009
Auteur : Jean-Paul Kauffmann Première publication : 2007 Genre : Récit autobiographique
Présentation :
Au retour de trois années de captivité au Liban, dans un état second, le narrateur découvre Les Tilleuls, une maison perdue au cœur de la forêt landaise. Il décide d'acheter cette propriété pour dissiper le souvenir de l'enfermement. Un étrange lien de dépendance va se créer avec cette demeure qui symbolise le retour dans le monde des vivants. Dans une fusion totale, presque païenne, avec la nature dont il a tant été privé, le narrateur campe au milieu des travaux. Il se délecte de cette atmosphère transitoire propre à la convalescence, cet entre-deux qui sépare confusément la fin de l'épreuve du retour chez les humains. Défile une série de personnages inégalement pittoresques : deux ouvriers taciturnes et énigmatiques, l'indéfinissable agent immobilier, un architecte toujours pressé… Cette maison sera-t-elle le lieu de la résurrection ? Vingt ans après, Jean-Paul Kauffmann évoque sa captivité. Allusivement. Avec élégance il a choisi de se garder le plus souvent de l'esprit de sérieux. Jamais complaisant ou victimaire, c'est au contraire un jubilant témoignage sur le bonheur d'être vivant, sur le refus de la fatalité qui résiste à toutes les épreuves.
Mon édition : Folio, 2008. Lu en : 10/2009
Auteur : Jean-Pierre Coffe, Alain Baraton Première publication : 2007 Genre : Essai
Première phrase : Le domaine de Versailles, en 2007, s'étend sur 850 hectares. Dernière phrase : Peu importe le couvert, peu importe sa situation, peu importe le système racinaire, ce sont les éléments qui font la loi.
Alain Baraton, le jardinier de Versailles, et Jean-Pierre Coffe, l'amateur averti, se promènent dans le Grand Parc, les Jardins, le Trianon et le Petit Trianon. Ils admirent, critiquent, comparent leurs points de vue, s'enthousiasment pour la passion de tel monarque, fustigent les erreurs ou le laxisme de tel autre. De nombreuses anecdotes nous dévoilent la vérité de ce lieu mythique. A quoi pouvaient bien ressembler les lieux avant la construction du château ? Quels sont les métiers liés aux jardins de Versailles ? Quelle était la vie au château sous Louis XV ? Autant de questions qui trouveront une réponse au fil de leur promenade. Les jardins du passé leur inspirent également des réflexions sur le devenir de ces grands parcs – foire commerciale ou entretien du patrimoine -, l'arboriculture en france – reboisement avec des végétaux étrangers ou mise en place d'urgence d'un plan botanique -, la profession de jardinier – la terre ou la planche à dessin.
Alain Baraton, le jardinier de Versailles, et Jean-Pierre Coffe, l'amateur averti, se promènent dans le Grand Parc, les Jardins, le Trianon et le Petit Trianon. Ils admirent, critiquent, comparent leurs points de vue, s'enthousiasment pour la passion de tel monarque, fustigent les erreurs ou le laxisme de tel autre.
De nombreuses anecdotes nous dévoilent la vérité de ce lieu mythique. A quoi pouvaient bien ressembler les lieux avant la construction du château ? Quels sont les métiers liés aux jardins de Versailles ? Quelle était la vie au château sous Louis XV ? Autant de questions qui trouveront une réponse au fil de leur promenade.
Les jardins du passé leur inspirent également des réflexions sur le devenir de ces grands parcs – foire commerciale ou entretien du patrimoine -, l'arboriculture en france – reboisement avec des végétaux étrangers ou mise en place d'urgence d'un plan botanique -, la profession de jardinier – la terre ou la planche à dessin.
Mon édition : Plon, 2008 – 315 p. Lu en : 06/2009
Auteur : Olivier Adam Première publication : 2007 Genre : Roman
Première phrase : Comment ça a commencé ? Dernière phrase : J'aurai la patience.
Plus rien n'arrête le regard de Marie ou presque. Ce jour-là, des hommes en haillons sont postés près du Monoprix ; sans savoir pourquoi, elle pénètre dans la tente, se joint aux bénévoles pour servir des repas à ceux qu'on appelle les " Kosovars ". Négligeant sa famille, indifférente aux attentions de son mari, à la tendresse de ses enfants, Marie se consacre à la survie de ces hommes en perdition.
Mon édition : Points n° P1975, 2008 – 219 p. Lu en : 02/2009
Auteurs : Jean-Pierre Levaray – Efix Première publication : 2007 Genre : BD
" Tous les jours pareils. J'arrive au boulot (même pas le travail, le boulot) et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons, et des collègues que, certains jours, on n'a pas envie de retrouver. Même pas le courage de chercher un autre emploi. Trop tard. J'ai tenté jadis… et puis non, manque de courage pour changer de vie. Ce travail ne m'a jamais satisfait, pourtant je ne me vois plus apprendre à faire autre chose, d'autres gestes. On fait avec, mais on ne s'habitue pas. Je dis " on " et pas " je " parce que je ne suis pas seul à avoir cet état d'esprit : on en est tous là… " Jean-Pierre Levaray – Putain d'usine – 2002 " Une belle rencontre. Ses mots, mes images. Et tout ce travail à la clé. Autant de bonheur égoïste pour raconter toute cette souffrance… universelle. Putain de paradoxe ! " Efix – Putain d'usine – 2007 Mon édition : Petit à petit, 2007 – 135 p. Lu en : 01/2009
" Tous les jours pareils. J'arrive au boulot (même pas le travail, le boulot) et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons, et des collègues que, certains jours, on n'a pas envie de retrouver. Même pas le courage de chercher un autre emploi. Trop tard. J'ai tenté jadis… et puis non, manque de courage pour changer de vie. Ce travail ne m'a jamais satisfait, pourtant je ne me vois plus apprendre à faire autre chose, d'autres gestes. On fait avec, mais on ne s'habitue pas. Je dis " on " et pas " je " parce que je ne suis pas seul à avoir cet état d'esprit : on en est tous là… "
" Une belle rencontre. Ses mots, mes images. Et tout ce travail à la clé. Autant de bonheur égoïste pour raconter toute cette souffrance… universelle. Putain de paradoxe ! "
Mon édition : Petit à petit, 2007 – 135 p. Lu en : 01/2009