Il y a le roman, et il y a l’histoire. D’avisés critiques ont considéré le roman comme de l’histoire qui aurait pu être, l’histoire comme un roman qui avait eu lieu. Il faut bien reconnaître, en effet, que l’art du romancier souvent emporte la créance, comme l’événement parfois la défie. Hélas ! certains sceptiques esprits nient le fait dès qu’il tranche sur l’ordinaire. Ce n’est pas pour eux que j’écris. — André Gide, Les caves du Vatican
Il y a le roman, et il y a l’histoire. D’avisés critiques ont considéré le roman comme de l’histoire qui aurait pu être, l’histoire comme un roman qui avait eu lieu. Il faut bien reconnaître, en effet, que l’art du romancier souvent emporte la créance, comme l’événement parfois la défie. Hélas ! certains sceptiques esprits nient le fait dès qu’il tranche sur l’ordinaire. Ce n’est pas pour eux que j’écris.
Auteur : Tom Perrotta Titre original : The Abstinence Teacher Langue originale : Anglais Pays : Etats-Unis Traduction : Madeleine Nasalik Première publication : 2007 Genre : Roman
Première phrase : Le jour de la rentrée, Ruth Ramsey, professeur d’éducation sexuelle, se pavanait en minijupe jaune citron, top noir ultramoulant et sandalettes à talons hauts. Dernière phrase : – Reste autant que tu veux, Tim.
Quatrième de couverture :
Exercer le métier de professeur d’éducation sexuelle dans la ville de Stonewood Heights relève du sacerdoce. La très traditionaliste Église du Tabernacle ne tolère aucune entorse à la morale. Ruth Ramsey, divorcée et mère de deux filles, se voit donc obligée de revoir ses méthodes pédagogiques quelque peu… originales. Heureusement, Ruth n’a pas dit son dernier mot !
Mon édition : Points n° P2136, 2009 – 403 p. Lu en : 08/2010
Auteur : Alexandre Dumas fils Première publication : 1848 Genre : Roman
Présentation :
La société bourgeoise du XIXe siècle tolérait qu’un homme puisse entretenir une liaison, aussi ruineuse fût-elle, avec une courtisane, mais en aucun cas il ne devait s’éprendre d’une de ces demi-mondaines. C’est pourtant ce qui arrive à Armand Duval, qui aime dès le premier regard la plus luxueuse d’entre toutes, la séduisante et capricieuse Marguerite Gautier. Il confie à un inconnu compatissant cette passion tragique, à l’occasion de la mise en vente des biens de la jeune femme, emportée par la tuberculose : après les premières rebuffades, la belle croqueuse de fortunes l’élit comme amant de coeur, sensible à la sincérité de son amour, si différent en cela des amitiés intéressées qui l’entourent. Suivront les intermittences de la douleur, les rares moments de bonheur, la fulgurance de la souffrance puis la vengeance destructrice. À travers ce récit se dessine progressivement le portrait d’une femme ambivalente, qui mêle gaieté et tristesse, candeur et prostitution, et qui, dans sa bruyante solitude, saura finalement se montrer d’une grandeur pathétique, illustrant ainsi le thème cher au romantisme de la prostituée réhabilitée par l’amour et la mort. Source : amazon.fr
La société bourgeoise du XIXe siècle tolérait qu’un homme puisse entretenir une liaison, aussi ruineuse fût-elle, avec une courtisane, mais en aucun cas il ne devait s’éprendre d’une de ces demi-mondaines. C’est pourtant ce qui arrive à Armand Duval, qui aime dès le premier regard la plus luxueuse d’entre toutes, la séduisante et capricieuse Marguerite Gautier. Il confie à un inconnu compatissant cette passion tragique, à l’occasion de la mise en vente des biens de la jeune femme, emportée par la tuberculose : après les premières rebuffades, la belle croqueuse de fortunes l’élit comme amant de coeur, sensible à la sincérité de son amour, si différent en cela des amitiés intéressées qui l’entourent. Suivront les intermittences de la douleur, les rares moments de bonheur, la fulgurance de la souffrance puis la vengeance destructrice. À travers ce récit se dessine progressivement le portrait d’une femme ambivalente, qui mêle gaieté et tristesse, candeur et prostitution, et qui, dans sa bruyante solitude, saura finalement se montrer d’une grandeur pathétique, illustrant ainsi le thème cher au romantisme de la prostituée réhabilitée par l’amour et la mort.
Je ne suis pas une grande adepte des écrivains du XIXe siècle (si ce n’est quand même Hugo et Balzac) et je me force un peu à lire leurs romans car ils sont dans ma bibliothèque. Et je dois avouer que je suis toujours heureusement surprise, car finalement ce ne sont des lectures toujours agréables. Ce fut encore une fois le cas pour cette Dame aux camélias.
Mon édition : Collection Pourpre – 252 p. Lu en : 07/2010
Auteur : Arto Paasilinna Titre original : Jäniksen vuosi Langue originale : Finnois Pays : Finlande Traduction : Anne Colin du Terrail Première publication : 1975 Genre : Roman
Première phrase : Deux hommes accablés roulaient en voiture. Dernière phrase : Et ce dernier geste connu montre encore qu’il n’y a pas à plaisanter avec Vatanen.
Vatanen est journaliste à Helsinki. Alors qu’il revient de la campagne, un dimanche soir de juin, avec un ami, ce dernier heurte un lièvre sur la route. Vatanen descend de voiture et s’enfonce dans les fourrés. Il récupère le lièvre blessé, lui fabrique une grossière attelle et s’enfonce délibérément dans la nature. Ce roman-culte dans les pays nordiques conte les multiples et extravagantes aventures de Vatanen remontant au fil des saisons vers le cercle polaire avec son lièvre fétiche en guise de sésame. Il invente un genre : le roman d’humour écologique.
Ce roman est un des premiers de Paasilinna et paraît-il le plus lu au monde de cet auteur. Comme toujours j’ai ri et ai encore une fois accroché à l’humour décalé et déjanté de l’auteur.
Mon édition : Folio n° 2462, 2009 – 236 p. Lu en : 05/2010
Auteur : Susan Reynolds Pays : Etats-Unis Première publication : 2009 Genre : Compilation de souvenirs
Woodstock Revisited’s stories document a generation’s defining moment from those who were there, providing intimate views of three historic days and evoking colorful memories of the Age of Aquarius. Here, you’ll find an invitation here to relive the hazy days of peace, love and rock n’ roll – and discover what really became of all those “hippies”.
C’est Chelsea qui m’a offert ce livre dans le cadre du swap « American sixties ». Je ne connaissais pas grand chose sur Woodstock, mais maintenant je suis une spécialiste. Ce livre contient en effet 50 récits de personnes qui ont assisté à ces 3 jours de concert qui ont marqué toute une génération, ou même de certains qui n’y sont pas allé, mais tous nous racontent leur Woodstock. En tout cas ceux qui y étaient ont manifestement tous été très marqués par cet évènement et montrent que le slogan « peace and love » a été parfaitement suivi lors de ce concert monstre, de même que « sex, love and rock’n roll » ;o)
Mon édition : Adamsmedia, 2009 – 134 p. Lu en : 07/2010
Auteur : Bernard Giraudeau Première publication : 2004 Genre : Nouvelles
Les hommes à terre sont tous un peu des marins perdus, immobiles ils voyagent vers d’indicibles aventures. A Hô Chi Minh-Ville, Jean-Paul accompagne son père et découvre un inconnu qui n’a pas oublié sa guerre à Saïgon. A Brest, un marin raconte ses voyages à une toute jeune fille mais c’est elle qui partira. Billy, lui, n’est pas un marin comme les autres, le capitaine d’armes l’a immédiatement deviné, la dame de L’Iguaçu le sait. A Lisbonne, Diego l’Angolais, le naufragé, pêche en attendant de reprendre la mer pour rêver ses amours dans la salle des machines. A La Rochelle, Pierre enterre Jeanne, une femme tendre qui connaissait la mélancolie des voyages, les bonheurs des retours et l’éternité de l’amour. Une prose précise, drue, crue et poétique, des personnages qui naissent de l’aventure, l’ailleurs et l’éternité éphémère que seule fait naître la mer.
Les hommes à terre sont tous un peu des marins perdus, immobiles ils voyagent vers d’indicibles aventures.
A Hô Chi Minh-Ville, Jean-Paul accompagne son père et découvre un inconnu qui n’a pas oublié sa guerre à Saïgon. A Brest, un marin raconte ses voyages à une toute jeune fille mais c’est elle qui partira. Billy, lui, n’est pas un marin comme les autres, le capitaine d’armes l’a immédiatement deviné, la dame de L’Iguaçu le sait. A Lisbonne, Diego l’Angolais, le naufragé, pêche en attendant de reprendre la mer pour rêver ses amours dans la salle des machines. A La Rochelle, Pierre enterre Jeanne, une femme tendre qui connaissait la mélancolie des voyages, les bonheurs des retours et l’éternité de l’amour.
Une prose précise, drue, crue et poétique, des personnages qui naissent de l’aventure, l’ailleurs et l’éternité éphémère que seule fait naître la mer.
Ce livre m’a fait penser à Fugitives d’Alice Munro : il en est un peu le pendant masculin. C’est le premier livre de Bernard Giraudeau que je lisais mais sans doute pas le dernier.
Mon édition : Editions Métailié, 2006 – 179 p. Lu en : 07/2010
Auteur : Chelsea Cain Pays : Etats-Unis Première publication : 2004 Genre : Humour
Il dormait au fond d’un lac depuis soixante ans. Il aura fallu un tremblement de terre pour que l’eau se retire et dévoile son squelette, lesté par un émetteur radio recouvert d’inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Qui est donc l’homme du lac ? L’enquête révélera au commissaire Erlendur le destin tragique d’étudiants islandais confrontés aux rouages implacables de la Stasi.
C’est Nesto qui m’a offert ce livre dans le cadre du mini swap café, car comme moi elle associe tout naturellement le café au polar. Et ce fut une très heuruse idée, j’ai beaucoup aimé ce polar. Normal c’est un Indridason ;o).
Mon édition : Points Policier n° P2169, 2009 – 406 p. Lu en : 06/2010
Et encore un colis reçu dans le cadre du swap « American sixties » organisé par Tiphanie et me voilà en passe de devenir une parfaite hippie…
Tout d’abord le colis juste après ouverture du carton. Pour l’instant on ne se doute encore de rien…
Mais une fois ouvert voici ce que ça donne :
Eh oui, me voilà téléportée dans le temps en plein Woodstock !
Voici donc le détail du contenu :
Un superbe swap qui m’a réellement transportée dans les sixities aux Etats-Unis. Un grand merci à ma swappeuse qui était Chelsea ! J’ai tout aimé dans ton colis. Vive les swaps !!!
Auteur : Yannick Marec Première publication : 1983 Genre : Histoire
Première phrase : « Un homme riche est rencontré au seuil du mont-de-piété » Dernière phrase : Toutes ces liaisons rendent son histoire enrichissante et éclairante.
Aller au « clou » ou « chez ma tante », ces expressions familières aux contemporains de Balzac et de Zola, sont encore parfois employées pour désigner les Crédits Municipaux, ces dignes successeurs des Monts de Piété. Caverne d’Ali Baba ou labyrinthe pour miséreux, telles sont les images qui reviennent pour caractériser ces institutions pratiquant le prêt sur gages. Images anecdotiques appartenant au passé. Aujourd’hui, les Crédits Municipaux ont changé de visage, ils sont un maillon important dans la diffusion du Crédit populaire. A travers l’histoire de l’institution rouennaise, de la fin de l’Ancien Régime à nos jours, c’est aussi toute la vie économique et sociale d’une cité importante et de ses habitants, notamment, des plus démunis, qui est décrite dans ce livre. Car l’histoire du « clou » rouennais, c’est avant tout celle des milieux populaires d’une grande ville dont la richesse et l’éclat n’ont concerné, le plus souvent, qu’une minorité.
Aller au « clou » ou « chez ma tante », ces expressions familières aux contemporains de Balzac et de Zola, sont encore parfois employées pour désigner les Crédits Municipaux, ces dignes successeurs des Monts de Piété. Caverne d’Ali Baba ou labyrinthe pour miséreux, telles sont les images qui reviennent pour caractériser ces institutions pratiquant le prêt sur gages. Images anecdotiques appartenant au passé. Aujourd’hui, les Crédits Municipaux ont changé de visage, ils sont un maillon important dans la diffusion du Crédit populaire.
A travers l’histoire de l’institution rouennaise, de la fin de l’Ancien Régime à nos jours, c’est aussi toute la vie économique et sociale d’une cité importante et de ses habitants, notamment, des plus démunis, qui est décrite dans ce livre. Car l’histoire du « clou » rouennais, c’est avant tout celle des milieux populaires d’une grande ville dont la richesse et l’éclat n’ont concerné, le plus souvent, qu’une minorité.
Mon édition : Editions du P’tit Normand, 1983 – 222 p. Lu en : 07/2010
Auteur : Clarissa Pinkola Estés Titre original : The Faithful Gardener Langue originale : Anglais Pays : Etats-Unis Traduction : Marie-France Girod Première publication : 1995 Genre : Conte
Première phrase : Ce petit livre contient plusieurs histoires, qui s’emboîtent telles des poupées russes. Dernière phrase : Et elle arrivera.
C’est dans sa propre enfance que l’auteur de l’extraordinaire Femmes qui courent avec les loups a puisé ce récit où chaque mot touche l’âme. Il conte l’histoire vraie de son oncle, arrivé de Hongrie aux Etats-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Zovar, survivant des combats et des camps de travail forcé, n’a qu’un amour : la terre. Par la grâce des histoires et des contes venus de la tradition familiale, il va transmettre à l’enfant une leçon de sagesse, d’harmonie et de communication avec la nature. Cet homme simple, qui crie sa révolte lorsque l’on trace une autoroute à travers les forêts et les champs, possède un secret : celui de l’Eden, que nous transportons en nous sans toujours le savoir.
Un conte philosophique offert par Stieg dans le cadre du swap « En avant l’été ». Très joli conte, mais qui se lit malheureusement beaucoup trop vite ! J’aurais aimé continuer à lire les histoires de l’oncle Zovar…
Mon édition : Le Livre de Poche n° 15114, 2001 – 123 p. Lu en : 05/2010
C’est aujourd’hui que sont publiés les billets pour le swap « En avant l’été » organisé par Héloïse.
Samedi dernier le facteur est donc venu sonner à ma porte et m’a remis un colis que je me suis empressée d’ouvrir sur mon balcon où je venais juste de m’installer avec un thé et un bon bouquin.
Voici donc à quoi cela ressemblait juste après ouverture :
Et un fois le carton ouvert, voici tous les paquets qu’il contenait. Comme vous pouvez le constater le papier est totalement raccord avec le thème… Oui, bon il faut dire que ma swappeuse revenait d’un long voyage, peut-être souffrait-elle encore un peu du décallage horaire…
Après déballage voici ce que contenaient les différents paquets.
Ma swappeuse Stieg revenait en effet de Chine et m’a ramené un tas de petites choses de là-bas, j’ai adoré.
Merci beaucoup à Stieg pour ce magnifique colis et à Héloïse pour l’organisation de ce swap.