Nous vivons contrefaits, plutôt que de ne pas ressembler au portrait que nous avons tracé de nous d’abord : c’est absurde ; ce faisant, nous risquons de fausser le meilleur. — André Gide, Les caves du Vatican
Nous vivons contrefaits, plutôt que de ne pas ressembler au portrait que nous avons tracé de nous d’abord : c’est absurde ; ce faisant, nous risquons de fausser le meilleur.
Auteur : Michael Connelly Titre original : The white road Langue originale : americain Pays : Etats-Unis Traduction par : Robert Pépin Première publication : 2003 Genre : Polar Première phrase : Il n'est pas de fin aux choses du coeur. Dernière phrase : Sauvé.
Quatrième de couverture :
L'ex des Homicides Harry Bosch n'a plus le badge qui lui ouvrait toutes les portes et le couvrait en cas d'ennui. Mais rien à faire : il élucidera le meurtre d'Angella Benton, jeune assistante de production retrouvée morte quelques jours avant un des plus gros hold-up d'Hollywood. Sauf que dès le départ, " on " lui ordonne de renoncer. Obstiné, Bosch rencontre un des deux policiers ayant enquêté sur le braquage. Celui-ci lui révèle qu'un agent du FBI, une femme, a jadis téléphoné à son collègue pour lui révéler une anomalie dans les numéros de billets recensés par la banque, puis volés. Ainsi commence un des romans les plus sombres et inquiétants de Michael Connelly. Difficulté de l'enquête et présence obsédante d'une force inconnue qui tire toutes les ficelles et entraîne Bosch dans une terrible descente aux enfers, Lumière morte marque le grand retour d'Harry Bosch.
Mon édition : Points, 2004 – 386 p. Lu en : 2005
Auteur : Frédéric Beigbeder Première publication : Grasset, 2000 Genre : Roman
Première phrase : Tout est provisoire : l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi. Dernière phrase : BIENVENUE DANS UN MONDE MEILLEUR
« En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'oeil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "La Halle aux Vêtements". Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là. »
Mon édition : Folio, 2004 – 299 p. Lu en : 2005
Auteur : Cesare Battisti Titre original : Buena onda Langue originale : italien Pays : Italie Traduction par : Arlette Lauterbach Première publication : 1996 Genre : Polar Première phrase : Le jour où j'ai cloué au pilori le ministre de l'intérieur, j'ai découvert qu'il n'y a rien de plus écoeurant que la panique d'un matamore réduit à l'impuissance. Dernière phrase : – Mi güerito, la nuit ne finit pas avec le soleil du matin.
"En entendant le fracas des détonations j'ai tiré plusieurs fois sur la silhouette qui passait dans mon champ de vision. Le corps a bondi en avant, à demi caché par la roue d'une Renault mais les pieds sont restés immobiles. Je me suis alors rué vers l'angle de la rue Vaugirard. Mon espérance de vie était directement proportionnelle vitesse de mes jambes. Une rafale a éclaté dans mon dos, assez loin, trop loin me sembla-t-il, pour être la cause de ce picotement dans ma jambe gauche." La cavale reprend pour Enzo, ancien activiste devenu serveur dans un restaurant chic à deux pas du Sénat. Jamais, au grand jamais, il n'aurait dû participer, "pour lui donner une leçon" à l'enlèvement d'un ministre français. La planète est minuscule dès que les polices vous traquent. D'où venait le coup monté ? Quel est le prix des amitiés, à Paris ou Mexico, lorsque se monnayent les trahisons ?
Mon commentaire :
Je n'ai pas du tout accroché à ce livre : jusqu'aux tous derniers chapitres j'ai attendu que "ça commence"… Mon premier essai avec Cesare Battisti n'est pas très concluant. Je ne sais pas si je tenterai une deuxième expérience.
Mon édition : Folio policier, 2006 – 319 p. Lu en : 06/2006.
Auteur : Juliette Benzoni Première publication : Plon, 1994 Genre : Roman
Première phrase : L'aurore était longue à venir. Dernière phrase : Assassiné…
Lorsqu'en 1918 – après quatre années de guerre – le prince Morosini regagne son palais à Venise, il n'aspire qu'à retrouver l'exquise douceur de sa vie oisive. Ce voeu pieux ne sera pas exaucé… La femme qu'il aimait a disparu, la plupart de ses biens sont hypothéqués. Peu après, il découvre que sa mère a été assassinée et que l'"Etoile bleue", un saphir qui faisait la fierté de la famille depuis plusieurs siècles, a été dérobée… Dès lors, il n'a qu'un but : retrouver le joyau et démasquer le meurtrier. Le voilà à l'orée d'une aventure extraordinaire qui l'entraînera dans le guetto de Varsovie, les eaux troubles du banditisme et dans le sillage d'une redoutable jeune femme…
Mon édition : Pocket, 2001 – 474 p. Lu en : 2004 ou 2005
Auteur : William Boyd Titre original : Any Human Heart Langue originale : anglais Pays : Royaume-Uni Traduction par : Christiane Besse Première publication : 2002 Genre : Roman Première phrase : "Yo, Logan, écrivais-je, Yo, Logan Mountstuart, vivo en la Villa Flores, Avenida de Bresil, Motevideo, Uruguay, America de Sur, El Mondo, El Sistema solar, El Universo." Dernière phrase : Il n'y eu aucune notice nécrologique.
Logan Mounstuart (1906-1991) est un écrivain dont la vie fut, entre tornades sentimentales, aventures et péripéties, une véritable épopée. Journaliste, il couvre la guerre d'Espagne et rencontre Hemingway. Critique d'art, il se lie à Picasso. Galeriste, il croise Jackson Pollock. Pendant la guerre, il sert dans les services de renseignements sous les ordres de Jan Fleming… On l'aura compris, Logan Mounstuart traverse le XXe siècle et, d'un continent à l'autre, en restitue les bouleversements intellectuels, politiques et sociaux. Une fausse autobiographie ? Un journal fictif ? Plutôt un roman magnifique de vraisemblance où l'auteur prête sa voix à son héros avec une virtuosité de ventriloque et se plaît à mêler la réalité et l'invention, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Mon édition : Points, 2004 – 594 p. Lu en : 2004 ou 2005
Auteur : Caleb Carr Titre original : Killing Time Langue originale : anglais Pays : Etats-Unis Première publication : 2000 Genre : Science-fiction Première phrase : Nous partons au lever du jour, je dois écrire vite. Dernière phrase : Mais qu'il ait brisé le temps ou qu'il ait été brisé par lui, elles sait qu'il a trouvé la paix et que les tourments qui lui semblaient éternels sont enfin apparus comme les tracas passagers d'un monde perturbé, un monde qu'il a peut-être contribué, finalement, à rendre moins fou.
2024. Alors que le tentaculaire réseau mondial offre toujours davantage d'informations, l'ordre international est au bord de l'explosion… La présidente américaine a été assassinée et une photo du meurtrier diffusée sur Internet accuse formellement l'Afghanistan. Mais alors que les États-Unis ont lancé une violente guerre contre le régime de Kaboul, il se pourrait que la photo soit en réalité un montage… Pour Gideon Wolfe, professeur en psychologie criminelle, une personne aussi démente que géniale a pris le contrôle de la Toile mondiale et cherche à plonger le monde dans le chaos. Sa traque le conduira jusqu'à Malcolm Tressalian. Nouveau capitaine Nemo, celui-ci est prêt à tout pour imposer une nouvelle société : falsifier l'histoire ou, à défaut, tuer le temps…
Mon édition : 10/18, 2001 – 318 p. Lu en : 2004 ou 2005
Auteur : John Connolly Titre original : The white road Langue originale : anglais Pays : Irlande Traduction par : Jacques Martinache Première publication : 2002 Genre : Polar Première phrase : Ils viennent. Dernière phrase : Sur la route blanche.
Fief du Ku Klux Klan, la Caroline du Sud n'en finit pas de panser les plaies de son passé esclavagiste. Quand un jeune Noir, accusé d'avoir assassiné la fille du plus grand propriétaire de la région, demande au détective Charlie Parker de réunir les preuves de son innocence, celui-ci sait ce qu'il risque en enquêtant sur les terres de l'organisation raciste. D'autant que la communauté noire n'est pas loin d'approuver un crime qui pourrait venger des décennies d'humiliation, de souffrance et de lynchage organisés. Pris au piège d'une guerre sauvage où descendants d'esclaves et fils des maîtres n'en finissent plus de s'entredéchirer, Charlie Parker découvrira combien il est difficile de survivre entre chiens et loups…
Mon édition : Pocket, 2004 – 471 p. Lu en : 2004 ou 2005
Auteur : Didier Daeninckx Première publication : Denoël, 1989 Genre : Polar
Première phrase : Je l'ai connu mais il m'est impossible de le lui dire. Dernière phrase : Le micro de la Betacam de F.R.3 enregistra les seuls mots que Jean Ricouart accepta de prononcer avant de retrouver la prison de Saint-Omer : Lucien a payé d'avance.
Mai 1944 : le jeune Jean Ricouart entre dans la Résistance. A la suite d'une opération à laquelle il participe, il est arrêté, torturé, déporté en Allemagne. Il ne rentre au pays qu'en février 1946, où il épouse Marie. Il est aussitôt accusé de meurtre par un juge qui officiait déjà du temps de Pétain, et condamné à sept ans de prison. 1963 : Lucien, le fils de Jean, se fait traiter de fils d'assassin. Il se sauve du lycée et meurt pendant sa fugue. Vingt-cinq ans plus tard, un ami de Lucien, journaliste, enquête sur la vie de Jean Ricouart et l'interroge, comme pour confirmer cette ultime phrase écrite par Lucien : "Mon père n'est pas un assassin."
Mon édition : Folio policier, 2003 – 190 p. Lu en : 2003 ou 2004
Auteur : Didier Daeninckx Première publication : Gallimard, 1984 Genre : Polar
Première phrase : La pluie se mit à tomber vers quatre heures. Dernière phrase : .. met en garde… coupables eux-mêmes et la population des territoires occupés.
Paris, octobre 1961 : à Richelieu-Drouot, la police s’oppose à des Algériens en colère. Thiraud, un petit prof d’histoire, a le tort de passer trop près de la manifestation qui fit des centaines de victimes. Cette mort ne serait jamais sortie de l’ombre si, vingt ans plus tard, un second Thiraud, le fils, ne s’était fait truffer de plomb, à Toulouse.
Mon édition : Folio policier, 2002 – 215 p. Lu en : 2003 ou 2004
Auteur : Don DeLillo Titre original : Underworld Langue originale : américain Pays : Royaume-Uni Traduction par : Marianne Véron, Isabelle Reinharez Première publication : 1997 Genre : Pavé
Première phrase : Il parle avec ta voix, il parle américain, et il a une lueur dans l'oeil qui est moitié espoir. Dernière phrase : Paix.
De la chronique des vies ordinaires prises dans l'étau de la guerre froide à la grande – et petite – histoire de la bombe atomique, du légendaire match de baseball disputé à New York en 1951 à l'épilogue crépusculaire en Asie centrale, Outremonde couvre le dernier demi-siècle de l'histoire américaine. Sur l'immense scène du roman, dans un foisonnement d'intrigues, figures historiques et personnages de fiction construisent une polyphonie que DeLillo dirige et orchestre jusque dans ses plus subtiles modulations. Cette œuvre éblouissante, qui met en scène l'autre côté, obscur et souterrain, de l'humanité contemporaine, a reçu la Howells Medal of the American Academy of Arts and Letters.
De la chronique des vies ordinaires prises dans l'étau de la guerre froide à la grande – et petite – histoire de la bombe atomique, du légendaire match de baseball disputé à New York en 1951 à l'épilogue crépusculaire en Asie centrale, Outremonde couvre le dernier demi-siècle de l'histoire américaine.
Sur l'immense scène du roman, dans un foisonnement d'intrigues, figures historiques et personnages de fiction construisent une polyphonie que DeLillo dirige et orchestre jusque dans ses plus subtiles modulations.
Cette œuvre éblouissante, qui met en scène l'autre côté, obscur et souterrain, de l'humanité contemporaine, a reçu la Howells Medal of the American Academy of Arts and Letters.
Mon édition : Babel, 2003 – 890 p. Lu en : 2003 ou 2004