
Auteur : Elizabeth Bowen
Titre original : The Death of the Heart
Langue originale : Anglais
Pays : Irlande
Traduction : Jean Talva
Première publication : 1938
Genre : Roman
Première phrase : La glace qui s’était formée le matin même – ce n’était guère qu’une fragile pellicule – craquait et flottait par morceaux.
Dernière phrase : Et sans daigner voir la sonnette, car un hotel est un lieu public, elle poussa le bouton de cuivre avec autorité.
Présentation :
Pourquoi Anna est-elle atterrée par la lecture du journal de Portia, la demi-soeur de son mari ? Il ne s’agit pourtant que d’un compte rendu, apparemment anodin, où une jeune orpheline, recueillie sans enthousiasme par ses parents les plus proches, consigne avec lucidité et détachement les futilités et les mesquineries qui composent jour après jour une existence bourgeoise. Mais l’ingénuité de Portia, à la recherche d’un peu de tendresse et de vérité, s’apparente souvent à une cruauté discrète. Aucune faiblesse n’échappe à son regard, et le tableau qui s’esquisse révèle soudain en demi-teintes une série de personnages dérisoires et pitoyables sous leur masque d’austère gravité.
Partagée entre les étonnements de l’enfance et les désarrois de l’adolescence, Portia, peu à peu amoureuse, aimée à son tour puis lentement délaissée apprend ainsi qu’elle ne s’est pas trompée sur le monde qui l’entoure.
Tout en nuances et en notations subtiles, Les Coeurs détruits compte parmi les meilleurs romans d’Elizabeth Bowen. D’inspiration autobiographique, il offre, avec sa tendresse désespérée, un modèle parfait d’aquarelle littéraire.





Mon édition : Librairie Plon – Feux croisés, 1941 – 443 p.
Lu en : 01/2010