Nous vivons contrefaits, plutôt que de ne pas ressembler au portrait que nous avons tracé de nous d’abord : c’est absurde ; ce faisant, nous risquons de fausser le meilleur. — André Gide, Les caves du Vatican
Nous vivons contrefaits, plutôt que de ne pas ressembler au portrait que nous avons tracé de nous d’abord : c’est absurde ; ce faisant, nous risquons de fausser le meilleur.
Auteur : Louis de Wohl Langue originale : Anglais Pays : Allemagne, Royaume-Uni Traduction : Miriam Dou Première publication : 1939 Genre : Roman
Première phrase : Spadone, debout à côté du pilote, tentait de percer l'obscurité profonde qui entourait le bâtiment. Dernière phrase : – Mais voyons, Denis, simplement parce que vous étiez vous-même.
Mon édition : Le Masque – Série Emeraude – Romans d'action, 1939 – 343 p. Lu en : 11/2009
Auteur : Bernhard Schlink Titre original : Der vorleser Langue originale : Allemand Pays : Allemagne Traduction : Bernard Lortholary Première publication : 1995 Genre : Roman
Première phrase : A quinze ans, j'ai eu la jaunisse. Dernière phrase : Ce fut la première et la seule fois que j'allai sur sa tombe.
Quatrième de couverture :
A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ? "
Mon édition : Folio n° 3158, 1999 – 243 p. Lu en : 05/2008
Auteur : Hermann Hesse Titre original : Siddharta Langue originale : Allemand Pays : Allemagne Première publication : 1922 Genre : Roman
Présentation :
Siddhartha semble avoir jailli des doigts de Hesse comme une eau limpide coule peu à peu d'un glacier. Car les étapes de la vie de Siddhartha, fils de brahmane et enfant, adulte et vieillard en quête de pureté, sont autant de perles d'un cycle, celui d'une vie apparaissant aussi logiquement fluide qu'un torrent qui, quels que soient ses remous, finit dans la mer de l'accomplissement. De la spiritualité sans limites au matérialisme le plus corrupteur, Siddhartha, tour à tour apprenti brahmane, ascète fuligineux ou commerçant jouisseur, foule un chemin qu'il croit pouvoir choisir. Mais, création née de la rencontre de l'éducation protestante de Hesse avec les philosophies orientales, notamment le bouddhisme, le chercheur itinérant devra connaître une rédemption toute chrétienne avant d'accéder à la plénitude. Écrivain confirmé (il a 45 ans quand paraît le roman), Hesse accorde son style, une épure généreuse, à la volonté de purification obstinée de son héros. Rendant ainsi son court roman aussi cristallin que les velléités de Siddhartha sont contradictoires, il procure à ses pages une atemporalité expliquant leur succès jamais démenti. Car, même au milieu d'une mer traversée de courants, l'eau du glacier reste claire, la jeunesse occidentale faisant de Siddhartha le miroir transparent et naïf de ses aspirations désordonnées à l'absolu. Source : Amazon
Siddhartha semble avoir jailli des doigts de Hesse comme une eau limpide coule peu à peu d'un glacier. Car les étapes de la vie de Siddhartha, fils de brahmane et enfant, adulte et vieillard en quête de pureté, sont autant de perles d'un cycle, celui d'une vie apparaissant aussi logiquement fluide qu'un torrent qui, quels que soient ses remous, finit dans la mer de l'accomplissement. De la spiritualité sans limites au matérialisme le plus corrupteur, Siddhartha, tour à tour apprenti brahmane, ascète fuligineux ou commerçant jouisseur, foule un chemin qu'il croit pouvoir choisir. Mais, création née de la rencontre de l'éducation protestante de Hesse avec les philosophies orientales, notamment le bouddhisme, le chercheur itinérant devra connaître une rédemption toute chrétienne avant d'accéder à la plénitude. Écrivain confirmé (il a 45 ans quand paraît le roman), Hesse accorde son style, une épure généreuse, à la volonté de purification obstinée de son héros. Rendant ainsi son court roman aussi cristallin que les velléités de Siddhartha sont contradictoires, il procure à ses pages une atemporalité expliquant leur succès jamais démenti. Car, même au milieu d'une mer traversée de courants, l'eau du glacier reste claire, la jeunesse occidentale faisant de Siddhartha le miroir transparent et naïf de ses aspirations désordonnées à l'absolu.
Edition lue : Livre de poche (prêté).
Auteur : Patrick Süskind Titre original : Das Parfum, die Geschichte eines Mörders Langue originale : Allemand Pays : Allemagne Première publication : 1985 Genre : Roman
Le bâtard qui voit le jour dans le quartier le plus nauséabond de Paris s'appellera Grenouille, étrange nom guttural dont Gaillard (sa nourrice) et Grimal (le tanneur qui l'emploie à des tâches répugnantes) se font les échos, comme si la marginalité appelait forcément la marginalité. C'est donc dans la fange parisienne du XVIIIe que Grenouille, né sans parents ni amour, sans racines ni odeur, mène une vie de nomadisme olfactif, volant les odeurs, les imaginant, les recréant pour les infuser au monde entier. Sans distinction hiérarchique, il se pénètre de la moindre senteur, tout d'abord frénétiquement, puis avec méthode, pour finalement se livrer à un projet démiurgique et vampirique. Dans ce voyage jusqu'aux confins de l'imagination à la fois poétique et morbide, Süskind nous entraîne sans repos à la suite de son héros monstrueux, véritable buvard des essences dont l'ultime expérience revêt presque un caractère généreux et mystique. Source : Amazon
Le bâtard qui voit le jour dans le quartier le plus nauséabond de Paris s'appellera Grenouille, étrange nom guttural dont Gaillard (sa nourrice) et Grimal (le tanneur qui l'emploie à des tâches répugnantes) se font les échos, comme si la marginalité appelait forcément la marginalité. C'est donc dans la fange parisienne du XVIIIe que Grenouille, né sans parents ni amour, sans racines ni odeur, mène une vie de nomadisme olfactif, volant les odeurs, les imaginant, les recréant pour les infuser au monde entier. Sans distinction hiérarchique, il se pénètre de la moindre senteur, tout d'abord frénétiquement, puis avec méthode, pour finalement se livrer à un projet démiurgique et vampirique. Dans ce voyage jusqu'aux confins de l'imagination à la fois poétique et morbide, Süskind nous entraîne sans repos à la suite de son héros monstrueux, véritable buvard des essences dont l'ultime expérience revêt presque un caractère généreux et mystique.
Edition lue : Livre de poche (emprunté).
Auteur : Erich Maria Remarque Titre original : Im westen nichts neues Langue originale : allemand Pays : Allemagne Traduction : Alzir Hella et Olivier Bournac Première publication : 1929 Genre : Roman
Première phrase : Nous sommes à neuf kilomètres en arrière du front. Dernière phrase : Son visage était calme et exprimait comme un contentement d ce qu cela s'était ainsi terminé.
"Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes." Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre 1914 – 1918, A l'Ouest, rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre.
La guerre de 14-18 vue du côté allemand… en fait cela ne fait aucune différence qu'elle soit vue d'un côté ou de l'autre, ce roman montre de toute façon l'universalité de son absurdité. Si vous avez besoin d'arguments contre la guerre (ce qui serait pourtant étrange…) n'hésitez pas : ce livre est celui qu'il vous faut.
Mon édition : Le Livre de poche, 2005 – 220 p.
Auteur : Georg Von Der Vring Titre original : Die Spur im Hafen Langue originale : allemand Pays : Allemagne Traduction par : Marguerite Vabre Première publication : 1936 Genre : Polar
Première phrase : Je quittai la chaise de poste une demi-heure avant d'arriver à Werderfleth. Dernière phrase : Elle sait très bien que j'en suis fier, quand elle le dit !
Mon édition : Le Masque, 1942 – 254 p.
Auteur : Günter Grass Titre original : Die Blechtrommel Langue originale : allemand Pays : Allemagne Traduction par : Jean Amsler Première publication : 1960 Genre : Roman
Première phrase : D’accord : je suis pensionnaire d’une maison de santé. Dernière phrase : Ja, ja, ja !
L’Époque : 1900-1954. Le lieu : Dantzig, ville déchirée entre deux nations, la Prusse et la Pologne. Le héros : Oscar Matzerath, un nain qui, sous les apparences de l’enfance, a la maturité d’un adulte. Témoin désinvolte des évènements qui se déroulent à Dantzig de 1924 à 1950, Oscar rythme sur son tambour ce qu’il voit et ressent. Il bat le rappel de ses souvenirs, ceux de sa famille et de son pays, faisant ainsi jaillir un univers grotesque et qui en dit long sur les hommes. Le Tambour est incontestablement le roman de langue allemande le plus insolite et le plus audacieux depuis la guerre.
Mon édition : Points Seuil, 1980 – 634 p.
Auteur : Nicholas Heimito von Doderer Titre original : Ein Mord den jeder begeht Langue originale : allemand Pays : Autriche Traduction par : Pierre Deshusses Première publication : 1938 Genre : Roman
Première phrase : L'enfance, c'est comme un seau qu'on vous renverse sur la tête. Dernière phrase : Dans la bande vide du ciel quelques nuées aux configurations étonnantes passaient puis disparaissaient, des nuages blancs qui badinaient, poussés par le vent, comme des voiles sous l'horizon.
"On est là très près de Proust mais revu par Simenon car l'intrigue est ici bel et bien une intrigue policière autour d'un "meurtre" commis le 25 juillet 1921 aux environs d'Erfurt dans le train de Stuttgart à Berlin." Georges-Arthur Goldschmidt La Quinzaine Littéraire
"On est là très près de Proust mais revu par Simenon car l'intrigue est ici bel et bien une intrigue policière autour d'un "meurtre" commis le 25 juillet 1921 aux environs d'Erfurt dans le train de Stuttgart à Berlin."
Georges-Arthur Goldschmidt La Quinzaine Littéraire
Mon édition : Rivages Etranger, 1990 – 381 p.
Auteur : Ernst Jünger Langue originale : allemand Pays : Allemagne Traduction par : Philippe Giraudon Première publication : 1963 Genre : Roman Première phrase : C'était la coutume des chefs de section de la troisième compagnie que de passer en société les heur précédant le crépuscule. Dernière phrase : Son dernier sentiment sont le naufrage dans le tourbillon d'une très ancienne mélodie…
Pendant la Première Guerre mondiale, dans le calme et la terreur des tranchées, trois officiers allemands se retrouvent pour échanger, des idées sur leur destin, leur avenir et leurs émotions. Sans cesse ils reviennent sur le sens de cette guerre qu'ils ont choisi de faire. La tension dramatique naît de la succession des alertes et des attaques, et du contraste entre les monotonies du front et les scènes où le lieutenant Sturm lit à ses amis les textes qu'il a ébauchés, qui apparaissent comme des prolongements et des éclaircissements du désastre qu'ils vivent. Livre tragique et prémonitoire, Lieutenant Sturm a été publié pour la première fois en 1923 dans un journal de Hanovre, puis repris en volume en 1963.
Pendant la Première Guerre mondiale, dans le calme et la terreur des tranchées, trois officiers allemands se retrouvent pour échanger, des idées sur leur destin, leur avenir et leurs émotions. Sans cesse ils reviennent sur le sens de cette guerre qu'ils ont choisi de faire. La tension dramatique naît de la succession des alertes et des attaques, et du contraste entre les monotonies du front et les scènes où le lieutenant Sturm lit à ses amis les textes qu'il a ébauchés, qui apparaissent comme des prolongements et des éclaircissements du désastre qu'ils vivent.
Livre tragique et prémonitoire, Lieutenant Sturm a été publié pour la première fois en 1923 dans un journal de Hanovre, puis repris en volume en 1963.
Mon édition : Viviane Hamy, 2005. Lu en : 2005.