De jour en jour plus, je constate qu’il n’y a, en effet, qu’un seul moyen de vivre sinon tout à fait heureux, puisqu’il y a la maladie, la misère et la mort, au moins calme : c’est de s’isoler le plus possible des hommes, sauf quelques rares élus et, surtout, de ne point dépendre d’eux. — Isabelle Eberhardt, Journaliers
De jour en jour plus, je constate qu’il n’y a, en effet, qu’un seul moyen de vivre sinon tout à fait heureux, puisqu’il y a la maladie, la misère et la mort, au moins calme : c’est de s’isoler le plus possible des hommes, sauf quelques rares élus et, surtout, de ne point dépendre d’eux.
Auteur : Jane Austen Langue originale : Anglais Pays : Royaume-Uni Traduction : André Belamich Première publication : 1817 Genre : Roman
Première phrase : Sir Walter Elliot, du château de Kellynch, en Somerset, était un homme qui, pour se divertir, ne prenait jamais d’autre livre que le Baronnetage ; Dernière phrase : mais, en revanche, elle devait plus d’une fois trembler de le voir appartenir à un corps qui se distingue autant, s’il est possible, par ses vertus domestiques que par son importance nationale.
Quatrième de couverture :
« Sous le vernis d’un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l’air d’y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l’humour sont les seules convenances qu’elles reconnaissent… Et si Jane Austen mène les jeunes filles au mariage, c’est fortes d’une telle indépendance qu’il faut souhaiter au mari d’être à la hauteur ! A lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits. » Anne Barbe, Libération 1980
« Sous le vernis d’un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l’air d’y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l’humour sont les seules convenances qu’elles reconnaissent… Et si Jane Austen mène les jeunes filles au mariage, c’est fortes d’une telle indépendance qu’il faut souhaiter au mari d’être à la hauteur ! A lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits. »
J’ai enfin découvert Jane Austen avec ce livre que Mrs Pepys m’a offert dans le cadre du swap « Grandes romancières anglophones« . Sans doute que je n’aurais pas été de moi-même vers cette auteur que je ne connaissait que de nom, c’est là tout l’avantage des swaps : découvrir des livres qu’on n’aurait peut-être pas lu sans eux. Je ne peux donc que remercier encore un fois Mrs Pepys car j’ai beaucoup apprécié ce roman qui semble être un des préférés des connaisseurs de Jane Austen.
Il s’agit d’une histoire d’amour contrarié dans la haute bourgeoisie du Sud-Ouest de l’Angleterre, mais c’est surtout une peinture sans concession et très moderne de cette société oisive du début du XIXième siècle.
Je relirais probablement du Jane Austen.
Mon édition : 10/18 n° 1771, 2009 – 295 p. Lu en : 06/2010
Auteur : Mo Hayder Titre original : Tokyo Langue originale : Anglais Pays : Royaume-Uni Traduction : Hubert Tézenas Première publication : 2004 Genre : Thriller
Première phrase : A ceux qui se battent et fulminent contre la superstition, je répondrai seulement ceci : pourquoi ? Dernière phrase : Parce que, mon bébé disparu, si tu as appris quelque chose, c’est qu’en ce monde aucun de nous n’en a pour longtemps.
Quand Grey débarque à Tokyo sans attaches, argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher. Sa rencontre avec Jason, pour lequel elle éprouve une fascination immédiate, est déterminante : il lui trouve un toit, une maison délabrée vouée à la démolition, et un emploi dans un club à hôtesses très privé. Ses clients ? Des yakuzas et un étrange infirme accompagné d’une nurse à la silhouette monstrueuse… Mœurs inavouables, violence, écrasant secret… Ce nouvel univers est pourtant familier à Grey. Le but de son voyage ? Retrouver un mystérieux film à l’existence contestée datant de l’invasion de la Chine par les Japonais. Un seul homme pourrait l’aider. Un survivant du massacre qui refuse de répondre à ses questions…
Etrange, thriller. Jusqu’aux deux tiers du livre, on n’a pas du tout l’impression d’être dans ce genre de livre, on a plutôt l’impression de lire un roman psychologico-historique. Entre le récit du sac de Nankin et le mal être d’une jeune anglaise à la dérive dans Tokyo, on reste accroché à ce livre d’un bout à l’autre, sans avoir envie de le lâcher un seul instant.
Mon édition : Pocket n° 12844, 2007 – 469 p. Lu en : 05/2010
Auteur : Ken Follett Titre original : The Pillars of the Earth Langue originale : Anglais Pays : Royaume-Uni Traduction : Jean Rosenthal Première publication : 1989 Genre : Roman
Première phrase : Les jeunes garçons arrivèrent de bonne heure pour la pendaison. Dernière phrase : Après cet instant, songea-t-il, le monde ne serait jamais plus tout à fait le même.
Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes. Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque.
C’est la première fois que je lisais un livre de Ken Follett, et sans doute pas la dernière. Malgré ses 1050 pages, ce roman est captivant de bout en bout, j’ai donc passé un bon moment à suivre les aventures de la famille de Tom le Bâtisseur dont le rêve est de construire une cathédrale…
Edition lue : Le Livre de Poche n°4305, 2009 – 1050 p. Lu en : 04/2010
Auteur : Jonathan Coe Titre original : What a carve up ! Langue originale : Anglais Pays : Royaume-Uni Traduction : Jean Pavans Première publication : 1994 Genre : Roman
Première phrase : Par deux fois déjà la tragédie avait frappé les Winshaw, mais jamais avec une telle intensité. Dernière phrase : Par deux fois déjà la tragédie avait frappé les Winshaw, mais jamais avec une telle intensité.
Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d’écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l’Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations… Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d’orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera… Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l’establishment.
J’ai bien ri des portraits au vitriol que l’auteur fait des différents membres la famille Winshaw, tous plus horribles les uns que les autres. Un humour extrêmement cynique, mais auquel j’adhère totalement.
Mon édition : Folio n° 2992, 1997 – 679 p. Lu en : 02/2010
Auteur : Roy Lewis Titre original : Evolution Man Langue originale : Anglais Pays : Royaume-Uni Traduction : Vercors et Rita Barisse Première publication : 1960 Genre : Roman
Première phrase : A présent nous étions sûrs de nous en tirer. Dernière phrase : Et d’autre part, depuis longtemps pour vous c’est l’heure d’aller au lit.
Approchez homo sapiens ! Ce livre vous fera hurler de rire ! Faites la connaissance d’une famille préhistorique : Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l’oncle réac, ennemi du progrès ; Erenst, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et autres ravissantes donzelles… Ces êtres délicieux font le monde autour d’un feu en dégustant des os à moelle. Regardez-les découvrir l’amour, s’essayer à la drague, se battre avec l’évolution… Situations rocambolesques, personnages hilarants d’un monde où l’homme est pourtant déjà homme : batailleur, jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.
Mon édition : Pocket n° 3671, 2005 – 183 p. Lu en : 02/2010
Auteur : Louis de Wohl Langue originale : Anglais Pays : Allemagne, Royaume-Uni Traduction : Miriam Dou Première publication : 1939 Genre : Roman
Première phrase : Spadone, debout à côté du pilote, tentait de percer l'obscurité profonde qui entourait le bâtiment. Dernière phrase : – Mais voyons, Denis, simplement parce que vous étiez vous-même.
Mon édition : Le Masque – Série Emeraude – Romans d'action, 1939 – 343 p. Lu en : 11/2009
Auteur : Anne Perry Titre original : The Face of a Stranger Langue originale : Anglais Pays : Royaume-Uni Traduction : Roxane Azimi Première publication : 1990 Genre : Polar
Première phrase : Lorsqu'il ouvrit les yeux, il ne vit qu'une vague grisaille au-dessus de lui, uniforme comme un ciel d'hiver, lourde et menaçante. Dernière phrase : Il maintenant toujours Menard au coude… mis avec douceur.
"William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l'hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu'il s'empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l'exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d'un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même. Il découvre d'abord qu'il n'était ni très sympathique ni très aimé, et qu'il avait laissé tomber sa famille, d'origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. Il se rend compte aussi qu'il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer…" Josiane Guéguen, Ouest-France
"William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l'hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu'il s'empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l'exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d'un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même. Il découvre d'abord qu'il n'était ni très sympathique ni très aimé, et qu'il avait laissé tomber sa famille, d'origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. Il se rend compte aussi qu'il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer…"
Mon édition : 10/18 n° 2978, 2001 – 415 p. Lu en : 11/2009
Auteur : David Lodge Titre original : Therapy Langue originale : Anglais Pays : Royaume-Uni Traduction : Suzanne V. Mayoux Première publication : 1995 Genre : Roman
Première phrase : Bon, c'est parti. Dernière phrase : Appelez ça un pèlerinage, si vous voulez.
Lawrence Passmore a mal au genou. Mais son problème est beaucoup plus vaste. Il se livre en vain à toutes les thérapies possibles. Plus il se sent malheureux, plus les difficultés conjugales et professionnelles semblent s'accumuler. Ses tentatives d'aventures sexuelles sont loin de lui apporter la compensation souhaitée. Jusqu'à la trouvaille finale… David Lodge nous fait ressentir avec une drôlerie inimitable l'accablement croissant de son narrateur. Au passage, il dresse un portrait caustique du monde de la télévision… et des thérapeutes. C'est une vérité profonde de notre univers quotidien qui passe à travers le divertissement.
Mon édition : Rivages poche – Bibliothèque étrangère, 1998 – 498 p. Lu en : 07/2009
Auteur : A.-J. Cronin Titre original : The Keys of the Kingdom Langue originale : Anglais Pays : Royaume-Uni Traduction : G. de Tonnac-Villeneuve Première publication : 1942 Genre : Roman
Première phrase : Vers la fin d'un après-midi de 1938, le vieux curé Francis Chisholm gravissait, clopin-clopant, le raidillon qui mène de l'église Sainte-Colomba au presbytère, sur la colline Dernière phrase : La main dans la main, leurs deux silhouettes diminuèrent, puis disparurent au bas du sentier qui mène à la rivière.
Présentation :
Sans le fanatisme des protestants d'Ettal prêts à mettre à mal tout catholique s'aventurant dans leur ville, les parents de Francis Chisholm ne se seraient pas noyés dans la Tweed en crue et lui-même n'aurait pas été envoyé à douze ans comme boulonneur aux chantiers navals de Darrow à cause de l'avarice de sa grandmère maternelle. Sans l'intransigeance du curé de Saint-Dominique, la jeune fille qu'il aimait ne se serait pas tuée et il n'aurait pas accédé au désir de sa tante Polly et de l'abbé MacNabb, Mac le Roux, en entrant au séminaire. A-t-il eu raison de choisir la voie de la prêtrise ? Il en doute devant les difficultés qu'il rencontre alors que son camarade d'enfance Anselme Mealey évolue à l'aise dans les milieux ecclésiastiques. La raison de leurs carrières est là, dans cette différence : Anselme sait servir l'Église, Francis ne songe qu'à être fidèle à l'enseignement du Christ. Mac le Roux l'a bien compris, qui le soutient et l'envoie finalement évangéliser en Chine. C'est sa vie courageuse et mouvementée de missionnaire dans la Chine encore livrée aux exactions des seigneurs de guerre, la vie d'un homme exemplaire pour qui les maîtres mots sont tolérance et charité, que relate A. J. Cronin dans Les Clés du royaume, un de ses plus beaux romans.
Mon édition : Collection pourpre, Gallimard – 506 p. Lu en : 06/2009
Auteur : Ellis Peters Titre original : A Morbid Taste for Bones Pays : Royaume-Uni Langue originale : Anglais Première publication : 1977 Genre : Polar
Une abbaye bénédictine peut-elle décemment attirer les foules sans reliques consacrées ? Non, répond le prieur de Shrewsbury, en cet an de grâce 1138 [...]. Qu'à cela ne tienne, le pays de Galles voisin a des saints pour chaque jour de l'année et même plus ! Sainte Winifred, bien négligée par ses voisins, apparaît alors à un jeune moine. Un signe du ciel. L'abbaye envoie donc une délégation au village gallois. Lequel n'entend pas se faire enlever sa sainte, comme le proclame haut et fort le seigneur du lieu… qui meurt le lendemain. Vengeance divine ou bien les hommes s'en sont-ils mêlés ? Ouest France Je dois ma première rencontre avec frère Cadfael à un retard de train à Euston Station, qui me fit flâner dans la librairie. Après la lecture de Trafic de reliques, le voyageur agacé céda la place à un lecteur reconnaissant. En frère Cadfael, j'ai non seulement trouvé un véritable ami mais un excellent guide du XIIe siècle. Edward Marston
Une abbaye bénédictine peut-elle décemment attirer les foules sans reliques consacrées ? Non, répond le prieur de Shrewsbury, en cet an de grâce 1138 [...]. Qu'à cela ne tienne, le pays de Galles voisin a des saints pour chaque jour de l'année et même plus ! Sainte Winifred, bien négligée par ses voisins, apparaît alors à un jeune moine. Un signe du ciel. L'abbaye envoie donc une délégation au village gallois. Lequel n'entend pas se faire enlever sa sainte, comme le proclame haut et fort le seigneur du lieu… qui meurt le lendemain. Vengeance divine ou bien les hommes s'en sont-ils mêlés ?
Je dois ma première rencontre avec frère Cadfael à un retard de train à Euston Station, qui me fit flâner dans la librairie. Après la lecture de Trafic de reliques, le voyageur agacé céda la place à un lecteur reconnaissant. En frère Cadfael, j'ai non seulement trouvé un véritable ami mais un excellent guide du XIIe siècle.
Mon édition : 10/18. Lu en : 05/2009