Nous vivons contrefaits, plutôt que de ne pas ressembler au portrait que nous avons tracé de nous d’abord : c’est absurde ; ce faisant, nous risquons de fausser le meilleur. — André Gide, Les caves du Vatican
Nous vivons contrefaits, plutôt que de ne pas ressembler au portrait que nous avons tracé de nous d’abord : c’est absurde ; ce faisant, nous risquons de fausser le meilleur.
Hérisson a eu l’idée de lancer sur le net une chaîne susceptible de nous faire augmenter nos PAL.
Principe :
C’est une chaine pyramidale, dans laquelle chacun envoie un livre, et en reçoit au maximum 36 (moins si certains rompent la chaîne…).
Kattel (A) me précède dans la chaîne. Vous devez lui envoyer un livre.
Je suis B2. Je transmets la chaîne à 6 personnes volontaires (vous) et j’envoie un livre à George (qui est juste au-dessus de Katell, et qui lui a transmis la chaîne)
Vous êtes l’un des C2, et vous envoyez un livre à Katell (A), et transmettez à votre tour la chaîne à 6 personnes qui m’enverront un livre…
Quelques règles: maintenant pour que tout cela se passe bien :
Voila, j’espère que vous avez tout compris. Il me faut donc 6 personnes pour me succéder dans la chaîne.
Pour ceux qui comme moi ont une grosse PAL et ont peur de ne pas pouvoir suivre si celle-ci s’augmente de 36 livres, ne craignez rien, il y a peu de chance que vous en receviez autant. J’ai déjà participé à cette chaîne, mais lancée cette fois-ci par courrier postal, et même si j’ai joué le jeu et envoyé un livre… je n’en ai reçu aucun !
Mais là, j’ai quand même un peu plus d’espoir. Grâce à vous, amis blogueurs !
Alors, qui se lance dans l’expérience ?
Inscrivez-vous dans les commentaires et n’hésitez pas à poser des questions si ce n’est pas clair.
Auteur : Mikhaïl Boulgakov Langue originale : Russe Pays : Russie Traduction : Michel Pétris Première publication : 1962 Genre : Biographie romancée
Première phrase : Une accoucheuse qui avait appris son art à la maternité de l’Hôtel-Dieu de Paris sous la direction de la fameuse Louise Bourgeois délivra le 13 janvier 1622 la très aimable madame Poquelin, née Cressé, d’un premier enfant, un prématuré de sexe masculin. Dernière phrase : Et moi, qui n’aie jamais eu l’occasion de le voir, je le salue et lui dis adieu.
Quatrième de couverture :
« Une accoucheuse qui avait appris son art à la maternité de l’Hôtel-Dieu de Paris sous la direction de la fameuse Louise Bourgeois délivra le 13 janvier 1622 la très aimable madame Poquelin, née Cressé, d’un premier enfant prématuré de sexe masculin. Je peux dire sans crainte de me tromper que si j’avais pu expliquer à l’honorable sage-femme qui était celui qu’elle mettait au monde, elle eût pu d’émotion causer quelque dommage au nourrisson, et du même coup à la France. »
Mon édition : Folio n° 2454, 2006 – 284 p. Lu en : 08/2010
Auteur : Harry Mulisch Titre original : De ontdekking van de hemel Langue originale : Néerlandais Pays : Pays-Bas Traduction : Isabelle Rosselin, Philippe Noble Première publication : 1992 Genre : Roman
Première phrase : « Un instant ! Dernière phrase : Répondez !
Lorsque dans la nuit du 13 février 1967, Max Delius prend en stop Onno Quist sur la route d’Amsterdam, il ne sait pas que cette rencontre changera le cours de son existence. En apparence, tout sépare les deux hommes : l’un est astronome, coureur de jupons, extraverti et jouisseur, l’autre spécialiste des langues anciennes indéchiffrables, plutôt timide et solitaire. Tandis que Max est orphelin d’une mère juive déportée et d’un père collaborateur, Onno vient d’une grande famille de notables calvinistes. L’un sort tout juste du lit d’une de ses maîtresses, l’autre s’est échappé d’une pesante réunion de famille. Max et Onno deviennent pourtant inséparables.
Je me suis dis : « Tiens, un petit pavé, ça ne peut pas faire de mal ». Et bien m’en a pris ! Malgré ses plus de mille pages, ce roman se lit presque d’un trait (enfin quand même, même en lisant beaucoup, ça ne se fait pas en un jour donc il y a quelques pauses). Je suppose que ce livre était dans ma PAL parce que je l’avais repéré quelque part, sans doute sur un blog, mais je ne me souvenais absolument pas de ce dont il s’agissait. Curieusement son titre m’intriguait car je me demandait s’il signifiait que une ou des personnes découvrait le ciel ou que le ciel découvrait quelque chose. Et finalement après avoir fini ce livre je me dis que les deux significations sont possibles. Il s’agit d’un roman foisonnant, à la fois roman initiatique et récit de voyages avec moultes péripéties. Je ne ferais que vous conseiller sa lecture vous et ne vous en dirais pas plus si ce n’est que Dieu est déçu par les hommes…
Mon édition : Folio n° 3640, 2002 – 1139 p. Lu en : 08/2010
Auteur : Régine Briard Première publication : 2009 Genre : Contes
Loin d’être à l’image de cet entêté stupide, l’âne est intelligent, docile, attachant et réfléchi. Aussi, lire les contes de Régine Briard, où l’âne est narrateur, c’est apprendre à connaître ou reconquérir cet ami de l’homme avec ses qualités et ses défauts. L’auteur a merveilleusement su se faire le porte-parole de l’animal en retranscrivant, avec un détail rigoureux, ses sentiments et ses relations avec l’homme. Elle nous fait découvrir, à travers ses douze histoires charmantes, l’univers enchanteur de l’âne et nous plonge dans des récits captivants. Un livre plein de malice et d’émotion, à croquer comme une douceur.
Mon édition : Le Pucheux, 2009 – 167 p. Lu en : 08/2010
Auteur : Jean-François Pocentek Première publication : 2007 Genre : Roman
Parfois, il n’en faut pas plus. Juste ça. Un qui n’est pas comme les autres, et une sourde haine dans l’ennui des saisons répétées. Dans un silence de canal d’hiver, ils sont arrivés lentement, avec de l’alcool dans la bouche, du rire dans les dents et du froid dans la tête. Ils l’ont pris sous les bras, l’ont amené au milieu de la pièce, et là, sur le plancher, il lui ont cloué les pieds.
Heureusement le livre n’est pas aussi noir que sa quatrième de couverture qui en est pourtant un extrait. Cependant il s’agit bien d’un livre assez sombre, où il ne se passe rien, si ce n’est l’amitié partagée sur les bords d’un canal que l’on imagine vert-glauque. Mais cela suffit pour faire un livre, pas très gai bien-sûr, mais très agréable à lire.
Mon édition : Editions Lettres Vives, 2007. Lu en : 08/2010
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt Première publication : 2007 Genre : Nouvelles
Pour guérir d’une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende. Sa logeuse, une vieille dame solitaire et mystérieuse, Emma Van A., se confie peu à peu à lui et, un soir, finit par lui avouer un grand secret : une étrange et incroyable passion amoureuse. Fiction ou réalité ? Cinq histoires – « La rêveuse d’Ostende », « Crime parfait », « La guérison », « Les mauvaises lectures », « La femme au bouquet » – où Eric-Emmanuel Schmitt montre le pouvoir de l’imagination dans nos existences.
Pour guérir d’une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende. Sa logeuse, une vieille dame solitaire et mystérieuse, Emma Van A., se confie peu à peu à lui et, un soir, finit par lui avouer un grand secret : une étrange et incroyable passion amoureuse. Fiction ou réalité ?
Cinq histoires – « La rêveuse d’Ostende », « Crime parfait », « La guérison », « Les mauvaises lectures », « La femme au bouquet » – où Eric-Emmanuel Schmitt montre le pouvoir de l’imagination dans nos existences.
Je n’avais jamais lu de livre d’Eric-Emmanuel Schmitt et étais curieuse d’essayer. Et a eu la très judicieuse idée de m’envoyer ce livre dans le cadre du swap « Nos régions ont du talent ». Et j’ai aimé.
Mon édition : Le Livre de poche n° 31656, 2010 – 246 p. Lu en : 08/2010
Auteur : Stefan Zweig Langue originale : Allemand Pays : Autriche Première publication : 1920 Genre : Biographie
C’est une biographie en forme d’hommage que Stefan Zweig consacre en 1920 à Romain Rolland, l’un « des plus grands écrivains de la France actuelle » d’après lui. Hommage à un ami, puisque les deux hommes ont entretenu une longue correspondance, mais surtout à celui que Zweig présente comme un de ses « maîtres intellectuels », un guide aux accents parfois prophétiques, une conscience. Décrivant à la fois le parcours de l’écrivain et l’oeuvre, Zweig s’attache à en montrer la profonde unité. Esprit libre, tout imprégné de grandeur morale, l’auteur de Jean-Christophe met son art au service de l’humanité. Retraçant les engagements successifs de Rolland, Zweig souligne son courage, son héroïsme même quand, presque seul contre tous, il dénonce la folie belliciste qui s’est emparée de toute l’Europe en 1914. Paru pour la première fois en français en 1929, ce texte permet de redécouvrir une des grandes figures littéraires de la première moitié du xxe siècle. Il met en lumière les idéaux de Zweig, pacifiste convaincu et inlassable défenseur d’une certaine idée de la culture européenne, mais homme de lettres avant tout, quand son modèle – et cette différence jettera plus tard une ombre sur leur amitié – se voulait aussi un homme d’action. Une préface de Serge Niémetz, l’auteur de Stefan Zweig, le voyageur et ses mondes (Belfond, 1996), apporte un passionnant éclairage sur la complexité de la relation entre les deux hommes et son évolution en regard des enjeux qui secouent l’Europe dans les années 1930 et jusqu’à la mort de l’écrivain autrichien.
Edition lue : Le Livre de Poche. Lu en : 08/2010
Auteur : Erik Orsenna Première publication : 2010 Genre : Roman
« Le 13 août 1476, au large du Portugal, le bateau que commande Christophe Colomb fait naufrage. Le futur amiral vient d’avoir vingt-cinq ans. Par miracle, il réussit à regagner la côte et trouve refuge à Lisbonne auprès de son frère cadet, Bartolomé. Lequel exerce la profession de cartographe. Depuis le début de ce xve siècle, le monde s’ouvre. Et le Portugal est le moteur principal de cette ouverture. La Renaissance commence par des expéditions lointaines. Sous l’impulsion d’Henri le navigateur, des caravelles partent chaque mois pour aller explorer les côtes de l’Afrique. À Lisbonne, capitale du savoir, se retrouvent toutes les corporations de la découverte : mathématiciens savants du ciel, cosmographes, géographes, constructeurs de bateaux et des outils de navigation… cartographes. Huit années durant, les deux frères vont travailler ensemble et préparer le voyage auquel Christophe songe depuis l’adolescence : c’est l’Entreprise des Indes, gagner Cipango (le Japon) et l’empire du Grand Khan (la Chine). Mais au lieu de la route habituelle, celle de la soie, vers l’est, on affrontera l’océan, plein ouest. En 1484, leur projet sera rejeté par le Comité des Sages qui conseille le Roi Jean II. C’est la raison pour laquelle Christophe ira tenter sa chance auprès des monarques espagnols, Isabelle et Ferdinand. Un maître cartographe, un rhinocéros, un fabricant de veuves, une maîtresse d’école pour les oiseaux, une bécassine, une prostituée réputée principalement pour la qualité de ses oreilles, Marco Polo, quelques Dominicains, des chiens dévoreurs d’Indiens, tels sont quelques-uns des personnages secondaires de ce récit. J’ai voulu m’attacher à cette période peu connue de l’histoire de la curiosité humaine. Ce moment où naît une nouvelle liberté en même temps que se développe l’Inquisition et que les Juifs sont chassés. Ces années où se conçoit peu à peu l’unité de la planète, préalable à la première mondialisation, qui ne va plus tarder. Pour ce faire, j’ai osé donner la parole au jeune frère, Bartolomé. C’est lui qui parle, c’est lui qui raconte : il est complice, et premier témoin de l’Entreprise depuis ses tout débuts. C’est aussi lui qui s’interroge : pourquoi, et comment, cette belle passion de la Découverte s’est-elle changée en génocide des Indiens ? À quoi sert de découvrir si l’on tue ce et ceux que l’on découvre ? » Erik Orsenna
« Le 13 août 1476, au large du Portugal, le bateau que commande Christophe Colomb fait naufrage. Le futur amiral vient d’avoir vingt-cinq ans. Par miracle, il réussit à regagner la côte et trouve refuge à Lisbonne auprès de son frère cadet, Bartolomé. Lequel exerce la profession de cartographe. Depuis le début de ce xve siècle, le monde s’ouvre. Et le Portugal est le moteur principal de cette ouverture. La Renaissance commence par des expéditions lointaines. Sous l’impulsion d’Henri le navigateur, des caravelles partent chaque mois pour aller explorer les côtes de l’Afrique. À Lisbonne, capitale du savoir, se retrouvent toutes les corporations de la découverte : mathématiciens savants du ciel, cosmographes, géographes, constructeurs de bateaux et des outils de navigation… cartographes. Huit années durant, les deux frères vont travailler ensemble et préparer le voyage auquel Christophe songe depuis l’adolescence : c’est l’Entreprise des Indes, gagner Cipango (le Japon) et l’empire du Grand Khan (la Chine). Mais au lieu de la route habituelle, celle de la soie, vers l’est, on affrontera l’océan, plein ouest. En 1484, leur projet sera rejeté par le Comité des Sages qui conseille le Roi Jean II. C’est la raison pour laquelle Christophe ira tenter sa chance auprès des monarques espagnols, Isabelle et Ferdinand. Un maître cartographe, un rhinocéros, un fabricant de veuves, une maîtresse d’école pour les oiseaux, une bécassine, une prostituée réputée principalement pour la qualité de ses oreilles, Marco Polo, quelques Dominicains, des chiens dévoreurs d’Indiens, tels sont quelques-uns des personnages secondaires de ce récit.
J’ai voulu m’attacher à cette période peu connue de l’histoire de la curiosité humaine. Ce moment où naît une nouvelle liberté en même temps que se développe l’Inquisition et que les Juifs sont chassés. Ces années où se conçoit peu à peu l’unité de la planète, préalable à la première mondialisation, qui ne va plus tarder. Pour ce faire, j’ai osé donner la parole au jeune frère, Bartolomé. C’est lui qui parle, c’est lui qui raconte : il est complice, et premier témoin de l’Entreprise depuis ses tout débuts. C’est aussi lui qui s’interroge : pourquoi, et comment, cette belle passion de la Découverte s’est-elle changée en génocide des Indiens ? À quoi sert de découvrir si l’on tue ce et ceux que l’on découvre ? »
Erik Orsenna
Edition lue : Stock/Fayard, 2010. Lu en : 08/2010
Auteur : John Steinbeck Titre original : The Wayward Bus Langue originale : Anglais Pays : Etats-Unis Traduction : Renée Vavasseur, Marcel Duhamel Première publication : 1947 Genre : Roman
Première phrase : A soixante-cinq kilomètres de San Ysidro sur la grande autoroute nord-sud qui traverse la Californie, se trouve un carrefour qui est connu depuis quatre-vingts ans au moins, sous le nom de Coin-des- Rebelles. Dernière phrase : – Voilà San Juan, là-bas tout au fond.
Une panne oblige les voyageurs d’un autocar à passer la nuit dans une station-service, sur la grande autoroute de Californie. La panne réparée, un nouvel incident immobilise pendant des heures les voyageurs en pleine montagne. De chacun des naufragés de l’autocar, Steinbeck trace un portrait étonnant, dévoilant le drame ou la comédie de son existence entière. Chacun des voyageurs perd la tête, est assailli par des tentations sexuelles, nous livre un instant son âme secrète.
Mon édition : Folio n° 861, 1990 – 371 p. Lu en : 08/2010
Auteur : Tom Perrotta Titre original : The Abstinence Teacher Langue originale : Anglais Pays : Etats-Unis Traduction : Madeleine Nasalik Première publication : 2007 Genre : Roman
Première phrase : Le jour de la rentrée, Ruth Ramsey, professeur d’éducation sexuelle, se pavanait en minijupe jaune citron, top noir ultramoulant et sandalettes à talons hauts. Dernière phrase : – Reste autant que tu veux, Tim.
Exercer le métier de professeur d’éducation sexuelle dans la ville de Stonewood Heights relève du sacerdoce. La très traditionaliste Église du Tabernacle ne tolère aucune entorse à la morale. Ruth Ramsey, divorcée et mère de deux filles, se voit donc obligée de revoir ses méthodes pédagogiques quelque peu… originales. Heureusement, Ruth n’a pas dit son dernier mot !
Mon édition : Points n° P2136, 2009 – 403 p. Lu en : 08/2010