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Le voilier qui perdit la tête – Henri Queffélec – 1980

02.05.2010 · Posted in 2 - bof, france, romans

Auteur : Henri Queffélec
Première publication : 1980
Genre : Roman

Première phrase : Avec tous les petits enfants brestois de ma génération j’ai battu les routes, dansé des rondes, en cherchant les paroles du Petit Navire.
Dernière phrase :
Salut, Joseph Conrad.

On pourrait croire en regardant ma bibliothèque que je suis une fan, ou tout au moins que j’aime beaucoup Henri Queffélec étant donné qu’il s’y trouve plusieurs ouvrages de cet écrivain. Ce sont en fait des livres qui appartenaient à mon grand-père. Ce dernier était breton, ce qui explique sans doute cela.

Queffélec est un écrivain maritime et dans ce livre, il romance la tragédie du Foederis Arca, voilier marchand sur lequel une mutinerie éclata en 1864. Le récit va du départ du bateau de Sète, jusqu’à l’exécution de quatre des mutins à Brest. Il s’agit d’une histoire vraie que sa grand-mère lui racontait quand il était enfant.

Le récit de cette histoire peut également être trouvé ici : Site de Jacques Perret.

Pour ma part, alors que j’ai lu d’autres livres de Queffélec avec un certain plaisir, je n’ai pas beaucoup aimé ce roman.

★★☆☆☆
Mon édition : France Loisirs, 1981 – 252 p.
Lu en :
02/2010

Menaces sur le shogun – Dale Furutani – 2000

01.28.2010 · Posted in 3 - ça se lit, etats-unis, polars, thrillers

Auteur : Dale Furutani
Titre original :
Kill the shogun
Langue originale : Américain
Pays : Etats-Unis
Traduction : Katia Holmes
Première publication : 2000
Genre : Polar historique

Première phrase : Il cherchait une proie.
Dernière phrase :
Mais l’espoir aussi.

Quatrième de couverture :

Fidèle à la promesse faite à ses anciens maîtres, le samouraï Matsuyama Kaze poursuit inlassablement sa quête pour retrouver leur fille. Toutes les pistes semblent converger vers la ville d’Edo, où le nouveau shogun Ieyasu a choisi d’établir son pouvoir. Entouré d’ennemis, Tokugawa Ieyasu échappe de peu à un attentat et Matsuyama Kaze, à peine arrivé en ville, est injustement accusé d’en être l’auteur. Pour espérer retrouver enfin celle qu’il cherche, le rônin devra d’abord se disculper et confondre ceux qui ont à la fois intérêt à sa perte et à celle du shogun. Dans ce troisième et dernier tome de l’épopée du samouraï errant, Dale Furutani mêle diaboliquement les intrigues et dépeint avec vigueur une des périodes les plus troubles du Japon féodal.

J’avais acheté ce livre juste avant de prendre un avion dans une librairie d’aéroport. Une fois dans l’avion, je m’étais aperçue qu’il était en fait le dernier volet d’une trilogie. N’ayant finalement lu que quelques pages lors du vol, j’avais décidé d’arrêter cette lecture et de lire auparavant les deux premiers volumes. Même si cela n’était pas indispensable, les trois volumes pouvant se lire séparément, je pense que c’était le bon choix puisqu’il y a quand même une continuité. En effet le héros Matsuyama Kaze, samouraï sans emploi dans le Japon de 1603, poursuit tout au long de cette trilogie la mission que lui avait confié sa « Dame » (la femme de son défunt maître) : retrouver leur fille. Il s’agit là du fil rouge, mais dans chaque volume il arrive moult aventures et déboires à notre héros. Heureusement il s’agit d’un samouraï aux dons hors du commun et il se tire toujours des mauvais pas et ce, pour notre plus grand plaisir.

Voir également : La promesse du samouraï et Vengeance au Palais de Jade

★★★☆☆
Mon édition : 10/18 n° 3895, 2006 – 249 p.
Lu en :
01/2010

Les coeurs détruits – Elizabeth Bowen – 1938

01.21.2010 · Posted in 2 - bof, irlande, romans

Auteur : Elizabeth Bowen
Titre original : The Death of the Heart
Langue originale : Anglais
Pays : Irlande
Traduction : Jean Talva
Première publication : 1938
Genre : Roman

Première phrase : La glace qui s’était formée le matin même – ce n’était guère qu’une fragile pellicule – craquait et flottait par morceaux.
Dernière phrase : Et sans daigner voir la sonnette, car un hotel est un lieu public, elle poussa le bouton de cuivre avec autorité.

Présentation :

Pourquoi Anna est-elle atterrée par la lecture du journal de Portia, la demi-soeur de son mari ? Il ne s’agit pourtant que d’un compte rendu, apparemment anodin, où une jeune orpheline, recueillie sans enthousiasme par ses parents les plus proches, consigne avec lucidité et détachement les futilités et les mesquineries qui composent jour après jour une existence bourgeoise. Mais l’ingénuité de Portia, à la recherche d’un peu de tendresse et de vérité, s’apparente souvent à une cruauté discrète. Aucune faiblesse n’échappe à son regard, et le tableau qui s’esquisse révèle soudain en demi-teintes une série de personnages dérisoires et pitoyables sous leur masque d’austère gravité.
Partagée entre les étonnements de l’enfance et les désarrois de l’adolescence, Portia, peu à peu amoureuse, aimée à son tour puis lentement délaissée apprend ainsi qu’elle ne s’est pas trompée sur le monde qui l’entoure.
Tout en nuances et en notations subtiles, Les Coeurs détruits compte parmi les meilleurs romans d’Elizabeth Bowen. D’inspiration autobiographique, il offre, avec sa tendresse désespérée, un modèle parfait d’aquarelle littéraire.

★★☆☆☆
Mon édition : Librairie Plon – Feux croisés, 1941 – 443 p.
Lu en :
01/2010

Gauffre royale – Max Obione – 2004

01.03.2010 · Posted in 2 - bof, france, polars, thrillers

Auteur : Max Obione
Première publication : 2004
Genre : Polar

Quatrième de couverture :

Encombré d’un corps démesuré, non guéri d’une enfance calamiteuse à Granville, envahi de fantasmes d’étrangleur et de bien d’autres travers, le détective privé Abel Salinas est décrit par le commissaire From, son ancien patron, ainsi : « Cent cinquante kilos de barbaque et seulement une noix de gingin ! » Tout un programme ! Au plan professionnel, c’est donc une truffe, un nullos, un besogneux de la filoche qui se voit confier par extraordinaire l’affaire de sa vie, une enquête sur une erreur judiciaire. Quand le roman s’ouvre, il fait la queue devant la marchande de gaufres sur la digue de Villers-sur-Mer. Ses pensées divaguent… la moindre sensation l’entraîne dans les épisodes de sa vie et de l’enquête qui dégringolent en avalanche, télescopent ses souvenirs et ses pulsions… Un remue-méninges en forme de polyphonie narrative.

Un remue méninges au style jubilatoire

Suivi de « Marcel Bovary ou L’épreuve par neuf »
Marcel Bovary s’ennuie. Accaparée par sa profession de visiteuse vétérinaire, son épouse le délaisse. Quand une belle aventurière s’installe dans le manoir voisin du bourg, Marcel est foudroyé d’amour ! Du frottement de leurs épidermes jaillissent des promesses de bonheur, rapidement déçues.
Rejeté par la belle, notre homme n’est pas du genre à se pendre à la première poutre venue ! Il décroche son fusil et s’en va tirer la femelle… Farcesque !

Du bovarysme au masculin ! Max Obione marche sur les traces du grand Flaubert, enfin presque…

★★☆☆☆
Edition lue : Krakoen, 2009.
Lu en :
12/2009

Journaliers – Isabelle Eberhardt – 2002

Auteur : Isabelle Eberhardt
Langue originale : Français
Pays : Suisse
Genre : Journal intime

Première phrase : Je suis seul, assis en face de l'immensité grise de la mer murmurante…
Dernière phrase : "Dieu connaît les choses cachées et la sincérité des témoignages !"

Quatrième de couverture :

Il y a cent ans, vêtue en cavalier arabe, Isabelle Eberhardt (Genève, 1877-A'in Sefra, 1904) parcourait les pistes sahariennes. Elle y partageait le quotidien des bédouins et des marabouts. Dans le grand voyage dont elle a fait sa vie, guidée par son désir d'écrire, elle a abordé et franchi les étapes qui font d'elle bien plus qu'un écrivain voyageur : l'un de ces rares auteurs capables de s'exprimer au cœur de la culture de l'autre. S'agissant de l'islam, son oeuvre y puise une nouvelle actualité.

Les éditions du Centenaire commémorent sa disparition, à vingt-sept ans, noyée en plein désert dans la crue d'un oued…

Journaliers évoque les années 1900-1903, au cours desquelles l'auteur a également rédigé les nouvelles d'Au pays des sables. Le lecteur suit la voyageuse, depuis la Sardaigne jusqu'aux pistes du Sahara, assiste à ses rencontres amicales ou amoureuses, au drame d'un attentat où elle frôle la mort, accompagne son exil à Marseille et enfin son retour en Algérie.

Cahiers intimes et journal de bord d'une amoureuse et d'une mystique pendant les années d'éveil de sa vocation singulière. Une plongée dans un quotidien insolite qui révèle comment se vivait en femme, une aventurière habillée en homme.

Éditeurs et biographes d'Isabelle Eberhardt depuis vingt ans, Marie-Odile Delacour et Jean-René Huleu ont rétabli les écrits, parfois censurés ou adultérés, dans leur version originale et proposent cette nouvelle lecture d'une oeuvre devenue pour beaucoup le support des rêves d'existence hors du commun.

★★☆☆☆
Mon édition : Editions Joëlle Losfeld, 2002 – 261 p.
Lu en :
12/2009

Denis Crawford a mal tourné – Louis de Wohl – 1939

12.13.2009 · Posted in 2 - bof, allemagne, romans, royaume-uni

Auteur : Louis de Wohl
Langue originale : Anglais
Pays : Allemagne, Royaume-Uni
Traduction : Miriam Dou
Première publication : 1939
Genre : Roman

Première phrase : Spadone, debout à côté du pilote, tentait de percer l'obscurité profonde qui entourait le bâtiment.
Dernière phrase : – Mais voyons, Denis, simplement parce que vous étiez vous-même.

★★½☆☆

Mon édition : Le Masque – Série Emeraude – Romans d'action, 1939 – 343 p.
Lu en :
11/2009

La reine dans la palais des courants d’air – Millénium 3 – Stieg Larsson – 2007

12.04.2009 · Posted in 4 - j'aime, polars, thrillers, suède

Auteur : Stieg Larsson
Titre original : Flickan som lekte med elden
Langue originale : Suédois
Pays : Suède
Traduction : Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Première publication : 2007
Genre : Roman

Première phrase : On évalue à six cent le nombre de femmes soldats qui combattirent pendant la guerre de Sécession.
Dernière phrase : Elle ouvrit la porte et l'admit à nouveau dans sa vie.

Quatrième de couverture :

Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série rapidement devenue culte.
Le lecteur du deuxième tome l'espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n'est pas morte. Ce n'est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l'hôpital, dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle…
Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.
Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente.

★★★★½
Mon édition : Actes Sud – Actes noirs, 2009 – 711 p.
Lu en :
11/2009

Un étranger dans le miroir – Anne Perry – 1990

11.22.2009 · Posted in 3 - ça se lit, polars, thrillers, royaume-uni

Auteur : Anne Perry
Titre original :
The Face of a Stranger
Langue originale : Anglais
Pays : Royaume-Uni
Traduction : Roxane Azimi
Première publication : 1990
Genre : Polar

Première phrase : Lorsqu'il ouvrit les yeux, il ne vit qu'une vague grisaille au-dessus de lui, uniforme comme un ciel d'hiver, lourde et menaçante.
Dernière phrase :
Il maintenant toujours Menard au coude… mis avec douceur.

Quatrième de couverture :

"William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l'hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu'il s'empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l'exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d'un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même. Il découvre d'abord qu'il n'était ni très sympathique ni très aimé, et qu'il avait laissé tomber sa famille, d'origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. Il se rend compte aussi qu'il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer…"

Josiane Guéguen, Ouest-France

★★★☆☆
Mon édition : 10/18 n° 2978, 2001 – 415 p.
Lu en :
11/2009

Napoléon et Venise 1796-1814 – Amable de Fournoux – 2002

11.14.2009 · Posted in 1789-1815, 3 - ça se lit, france, histoire

Auteur : Amable de Fournoux
Première publication : 2002
Genre : Histoire

Première phrase : Quand, le 15 mai 1768, la France prend possession de la Corse par le Traité de Versailles, elle ne sait pas que cette île va enfanter quelques mois plus tard un personnage hors du commun.
Dernière phrase : Par deux fois, les Bonaparte ont trahi la Sérénissime.

Quatrième de couverture :

Napoléon et Venise : la chute de la Sérénissime République a été racontée bien souvent. Mais la liaison forcée entre Napoléon et Venise ne s'arrête pas à ces prémices. Elle se prolonge tout au long de la prodigieuse épopée de l'Aigle, dans un chaos d'événements qui vont bouleverser la carte de l'Europe, et singulièrement celle de l'Italie.
Aucun livre n'avait jusqu'à présent relaté l'étroite et étrange relation qui, de 1796 à 1814, s'est établie entre le conquérant le plus célèbre de toute l'Histoire moderne et la ville la plus célébrée dans toutes les littératures.
En cédant, après l'avoir trahie et dépouillée, la vieille dame des lagunes à l'Autriche qui en rêvait depuis toujours, Bonaparte ouvrait la route de la fortune à Napoléon. Ce forfait allait salir durablement sa gloire.
Devenu président de la première République italienne, empereur des Français, il n'aura de cesse de coiffer la couronne de fer des rois lombards pour racheter sa faute et régner sur cette Italie dont Venise était le joyau.
Venise napoléonisée , c'est aussi une page mal connue de cette histoire que la légende a quelque peu escamotée. Malgré une visite réussie dans la Cité des Doges et de sérieuses réformes pour la sauver de la ruine, l'aventure se solda par un échec cuisant et le rejet complet de la présence française.
"Je serai un Attila pour Venise", la terrible menace prononcée par le général en chef de l'armée d'Italie en 1797 était décidément prophétique.
L'Aigle et le Lion n'ont jamais fait bon ménage.

★★★☆☆
Mon édition : Editions de Fallois, 2002 – 393 p.
Lu en :
11/2009

La fille du carillonneur – Jean-Jacques Antier – 2009

10.29.2009 · Posted in 1939-1945, 3 - ça se lit, france, romans, rouen

Auteur : Jean-Jacques Antier
Première publication : 2009
Genre : Roman

Première phrase : Notre attaque contre le vieux Donjon a été couronnée de succès.
Dernière phrase : Alors, bras dessus, bras dessous, riant de bonheur comme des amoureux retrouvés, nous nous mettons en marche vers l'avenir.

Quatrième de couverture :

 Je m'appelle Joana Leclair. je suis la fille du maître carillonneur de Notre-Dame de Rouen. Ma vie a basculé le 15 avril 1944. je nie suis trouvée face à un inconnu. Il était blessé, et son visage reflétait la souffrance et la peur. je l'ai caché dans la cathédrale. Les événements se sont alors succédé et nous ont emportés dans un enchaînement dramatique…"

La Fille du carillonneur est un grand roman qui évoque la passion d'un écrivain pour sa ville natale, un témoignage bouleversant sur la Résistance et le récit du quotidien des Rouennais à l'heure de l'Occupation, des bombardements, puis de la Libération.

★★★½☆
Mon édition : Presses de la Cité, 2009 – 297 p.
Lu en :
10/2009

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